Ne soyez pas ce que vous mangez!

English Version 

Je ne me considérerais pas comme une grande consommatrice de malbouffe, mais j’admets m’être  laissée prendre dans la roue de la facilité qui nous pousse à traverser la rue pour nous rendre au mac-do du quartier pour un burger au lieu de cuisiner. Parce que oui,  un menu mac-do, c’est un gros sandwich, des frites, une boisson gazeuse qui te calent pour 2 heures, le tout pour 5 euros. Et ceci est un deal  bien trop alléchant pour s’en priver.

Cependant, mis à part son coté pratique, la consommation excessive de Junk Food (malbouffe) a des conséquences désastreuses sur notre organisme. Une étude d’un groupement d’experts britanniques “ Global Panel on Agriculture and Food Systems for Nutrition” révèle que la malbouffe serait beaucoup plus nocive pour notre santé que la consommation de tabac, d’alcool et de sexe réunis.

Avant donc de vous expliquer l’expérience que je vais partager avec vous, il est important de définir certaines expressions. Selon le magazine Futura santé, l’expression malbouffe, apparue  avec la société de consommation désigne une nourriture considérée comme mauvaise, tant d’un point de vue diététique que sanitaire. Ces aliments que l’on retrouve le plus souvent dans les fast food ( et oui, votre kebab préféré n’y échappe pas) sont connus pour avoir une faible valeur nutritive,  sont riches en graisses, en sucres et/ou en sel. Le terme peut aussi englober des préparations alimentaires toujours plus riches en additifs (exhausteurs de goûts, stabilisants, arômes alimentaires, etc.) et pauvres en éléments de base.

hello-crepuscule-vegan-juice

Par conséquent, la consommation de malbouffe sur le long terme est souvent liée à des maladies, telles le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardio-vasculaires et j’en passe. Mais, certains chercheurs vont plus loin. En effet, même à  court terme, la consommation de fast food provoquerait léthargie, lourdeur d’esprit et avidité. Par ailleurs, certains des ingrédients utilisés sont cancéreux, comme l’acrylamide que l’on retrouve dans les chips et les frites. Cependant, la plus grosse arnaque reviendrait sans nul-doute aux produits light (Coca light, pepsi light et autres). Ces rêves que l’on nous vend sous prétexte que leur consommation pourrait nous aider à garder la ligne, voire mieux, à perdre du poids et nous sentir mieux dans notre peau (vive la publicité!), alors que des études montrent que ces produits pour la plupart contiennent de l’aspartame: produit chimique dont la consommation entraînerait des effets secondaires tels maux de tête, migraines, étourdissements, crises d’apoplexie, nausées, engourdissements, spasmes musculaire, irritations cutanées, dépression, fatigue, irritabilité, tachycardie, des insomnies, des problèmes visuels, perte d’ouïe, palpitations cardiaques, difficultés respiratoires, crises d’anxiété, difficultés d’élocution, perte du goût, goût de fer, vertige, perte de mémoire et douleurs articulaires, en plus de la prise de poids.

La malbouffe est-elle la fin de tout? 

hello-crepuscule-veganism-challenge

Ok. A ce stade de l’article, vous avez envie de tout abandonner. Vous vous demandez surement ce qu’il nous reste bien à manger? Et si cela vaut même la peine d’essayer. En gros, vous détestez un peu le monde. Ne vous inquiétez pas. C’est normal. Du moins pour moi, parce que c’est comme ça que je me suis sentie après avoir fait mes recherches. Et donc au lieu de tout laisser tomber, j’ai décidé de devenir Vegan. Pour une semaine, parce que j’ai toujours été hostile aux engagements à long terme. 

Si vous ne savez pas ce qu’est le véganisme (végétalisme), c’est le fait d’adopter un régime alimentaire à base de plantes.  C’est à dire élimination de viande, de poisson, d’oeuf, de lait, mais aussi l’augmentation voire l’unique consommation de produits bio. C’est à dire manger les fruits, remplacer des jus en boite par du jus frais et bien pressé, élimination des boites de conserve. Vous m’avez compris, l’idéal serait de tout produire soi-même, dans son jardin. Mais c’est un luxe que l’on ne peut s’offrir.  Le véganisme, c’est donc une façon de vivre. Cela se veut une alternative. Cependant le véganisme est-il vraiment une option envisageable? Mon défi, c’était de voir s’il était possible d’allier le végétalisme à un style de vie citadin. Pouvoir travailler, avoir une vie de famille mais aussi trouver le temps d’avoir une alimentation saine. Se permettre une vie sociale sans se priver. Et Pour finir la malnutrition est elle l’option facile ou bien l’option unique?

7 jours de véganisme pour tout changer 

L’enjeu était de taille. Les filles de youtube avaient beau montré que c’était aisé, j’avais beau lire des blogueuses, je savais que être vegan n’était pas chose facile. Et personne ne pouvait me convaincre du contraire. Mais psychologiquement j’étais préparée. Et dans ma tête, c’était cela le plus important. Bien sur, l’histoire me donnera raison. Je ne voulais pas partir sur des changements drastiques de ma vie.  L’enjeu c’était d’incorporer le végétalisme dans mon quotidien, pas le contraire. Et dans mon quotidien je quittais chez moi à 8h le matin et rentrais généralement vers 20h le soir. Dans mon quotidien, je travaillais la journée, et le soir je ramenais un peu de travail chez moi afin de ne pas être débordée le lendemain. Dans mon quotidien, je n’avais ni la patience, ni le temps, ni même l’envie de concocter des petits plats.  Je suis un vrai produit de mon siècle. Pourtant, j’étais là, j’avais la ferme intention d’arriver jusqu’au bout et j’avais un budget de 50 euros à ne pas dépasser. 

Les  2 premiers jours  ont été les plus durs. Mais j’appris quelques petites leçons de cette expérience. La première leçon est que je peux vivre sans la viande. Quoique je le savais déjà, pour avoir été végétarienne pendant un certain temps, j’avais fini par oublier que la viande pouvait ne pas nous manquer si on décidait de s’en passer pendant un certain temps.  Et oui, consommer de la viande, c’est comme prendre du sucre. Plus on en prend, plus notre corps en redemande. Ma seconde leçon est qu’il est possible de mourir de faim et que commander en ligne deviendra ton meilleur ami. Je ne vais pas dire qu’il me manquait de protéines ou autre. Je n’avais pas été végétalienne assez longtemps pour sentir un manque dans mon métabolisme. Mais tout mon corps sait comment j’ai eu faim. Pendant ces quelques jours, il était difficile, voire impossible de trouver à manger.  Si au début de cet article j’avais parlé de la facilité avec laquelle on trouvait la malbouffe, pour la nourriture vegan, c’est une toute autre histoire. Quand mes amis pouvaient s’offrir un sandwich au lunch, pour moi, les choix se réduisaient jusqu’à être parfois inexistants. Je rencontrai mon premier restaurant “vegan Friendly” et par Vegan Friendly je sous-entends qu’au menu il y avait un seul vrai plat vegan et que c’était une salade vegan, qu’au 4ème jour (les autres jours je m’étais contentée d’une salade ou d’un bol de légumes). Je mangeai mon premier vrai repas vegan le 5ème jour et en goutant à ce festin, je compris que :

 1. Manger vegan ne devait pas forcément être lassant, et qu’on avait une variété de choix. 

2. Manger vegan était cher, (68 euros pour un lunch à 2).

hello-crepuscule-veganism-restaurant-bill

Peu importe le nombre de jours pendant lesquels on est vegan, il est possible de voir une différence dans son corps. En effet, je peux témoigner qu’au bout de ces 7 jours, j’avais perdu 2 kilos. C’est en fait minime, mais le véganisme a fait plus pour moi en 7 jours, que le coca light en 20 ans.  J’appris aussi que définitivement, je préfère mourir de faim, plutôt que de cuisiner mais si vous êtes un cordon bleu, être vegan, c’est aussi un moyen pour vous d’essayer de nouvelles recettes.  Etre vegan n’est sans doute pas la solution la plus facile à la malbouffe mais c’est une alternative en ce sens que être vegan c’est en quelque sorte adhérer à la philosophie anti-surconsommation.

La solution à la malbouffe existe t’elle? 

Pour conclure, je dirai que la solution à la malbouffe est d’abord une question de volonté. On a en main toutes les clés, mais on continue à faire les mêmes mauvais choix. C’est à se demander si ce penchant pour la facilité ne serait pas en fait représentatif d’une société qui fuit de plus en plus l’effort. Une société qui préfère se laisser mourir lentement plutôt que de refuser un paquet de frites. Cette même société qui, malgré toutes les alarmes, ne fait pas grand chose pour l’environnement, ignorant volontairement que la surconsommation de viande est aussi nocive pour le corps, qu’elle l’est pour la planète. Certes, la malbouffe a l’avantage d’être rapide, facile à trouver  et peu chère.  Mais l’on sait que Bon prix ne rime pas forcément avec qualité. C’est pour cela que les demandes en mariage se font au Fouquet’s plutôt qu’au burger king. Par ailleurs, le véganisme, comme je l’ai montré plus tôt est intéressant, mais souffre d’une méconnaissance du public qui a des idées préconçues. Et la demande est si faible que l’offre devient presqu’inexistante. Cependant avec internet et des applications telles “Ubereat”, tout devient plus  simple et plus proche. Vive l’interconnection! Il ne tient donc qu’à nous de faire nos propres recherches. 

hello-crepuscule-veganism

Cet article ne se veut pas une éloge du véganisme. On peut très bien avoir un train de vie sain sans forcément manger des légumes à chaque repas. Je tenais surtout à mettre en évidence l’enjeu de la malbouffe qui est le seul poison que le genre humain consent à ingérer de manière régulière. Et l’enjeu relève plus du comportement societal qu’économique puisque des études révèlent que la consommation de la malbouffe est plus importante dans les pays occidentaux que dans les autres pays. Pourtant, les dégâts sur la planète seront importants peu importe l’endroit où l’on se trouve.  A la fin de cet article,  j’irai surement manger un morceau avec mes amis. Et lorsque le serveur me dira qu’il n’y a rien de vegan dans le menu, j’opterai peut-être pour un steak. Peut-être que vous êtes en train de manger en lisant cet article, ou peut-être qu’il figure parmi toute cette pléiade d’articles sur le même sujet que vous trouverez sur google au hasard d’une recherche. Quoiqu’il en soit, ne revenez pas à vos habitudes. Parce qu’après tout, vous pouvez donner tort au vieil adage: on est ce qu’on mange. Ne soyez pas ce que vous mangez!

Publicités

Une réflexion sur “Ne soyez pas ce que vous mangez!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s